Mercredi dernier a eu lieu le troisième Rendez-vous de l’urbanisme autrement, organisée par Espace Ville Autrement, Studio Carbone, SURCY, Passerelles, Eva Davila et la Chaire internationale sur les usages et pratiques de la ville intelligente.
Cet événement propose un espace de rencontres et d’échanges entre professionel·le·s, chercheur·euse·s et étudiant·e·s sur des questions liées à l’urbanisme. Cette discussion a porté sur le thème de la ville pour tout le vivant (humains et non-humains) : à quoi elle pourrait ressembler, pourquoi elle est souhaitable, et quels en sont les enjeux, les freins et les leviers d’action.
L’échange a permis d’identifier deux problématiques centrales : l’arrêt de la consommation abusive des territoires naturels, et la nécessité de revoir notre rapport à la nature en réinventant les espaces urbains pour y favoriser la biodiversité.
Avec la faune, les réflexes institutionnels et individuels sont encore fondés sur la logique de l’élimination ou de l’exploitation des animaux comme ressources. Pourtant, des approches proactives de cohabitation avec les cerfs, les castors, les chats communautaires ou les chiens introduits dans les transports, s’avèrent plus éthiques et surtout plus efficaces à long terme. Pour la flore, le retard réglementaire de l’urbanisme (pelouse, pesticides, etc.) réduit la possibilité de réintroduire des espèces indigènes. À cela s’ajoute la méconnaissance du vivant, des écosystèmes -avec l’enjeu d’introduction des espèces exotiques envahissantes par exemple qui constitue un obstacle de fond.
Les leviers d’action identifiés lors de l’échange sont multiples. L’opinion publique est présentée comme un moteur de changement crucial. Il faut miser sur l’éducation des jeunes, les campagnes de sensibilisation, le partage d’expériences et l’intégration de la biodiversité dans la réglementation urbaine. À l’échelle individuelle, il est nécessaire de renouer avec le vivant par des gestes simples et de réclamer son droit à la nature (biophilie) en contactant son élu·e. Des modèles inspirants existent en Nouvelle-Zélande ou à Toronto, et Montréal occupe tout de même une place de ville progressiste en la matière.
Quelques Références :
- le livre de Suzuki et Boyd “Suzuki : le guide vert. Comment réduire votre empreinte écologique”, éditions Boréal, 2008
- Le projet citoyen champ des possibles à Montréal
🙏 Un grand merci à nos panélistes :
- Me Sophie Gaillard, directrice de la défense des animaux et des affaires juridiques et gouvernementales à la SPCA de Montréal
- Émile Forest, jardinier, paysagiste et cofondateur de Nouveaux Voisins.
👉Un merci tout spécial à notre animatrice Laurence Bherer, professeure au département de science politique – Université de Montréal.
✨ Et un grand Merci au public d’être venu!
💙 Une belle façon de conclure cette première année des rendez-vous de l’urbanisme autrement. Aimeriez-vous voir cette sérié d’échanges continuer ?












